— La ligne se souvient —

Bruit Originaire

Le projet Bruit Originaire s’ouvre en 2013 avec la découverte par les archéologues de la ville de Nice d’une singularité : certaines tombes typiques de l’Antiquité tardive renferment des restes humains datés des XIIe et XIIIe siècles. Pour les chercheurs en sciences humaines se pose rapidement la question de cet anachronisme. Pour Charlotte Pringuey-Cessac, cette énigme ouvre la voie à une recherche plastique protéiforme. C’est en octobre 2016 que débute concrètement son projet Bruit Originaire, sélectionné pour une résidence de recherche au Laboratoire Céramique Comme Expérience à l’ENSA de Limoges. Les arts traditionnels du feu (verre, céramique) sont mêlés aux nouvelles technologies. L’objectif est de mettre en valeur les découvertes actuelles des sciences humaines (archéologie) et les techniques de pointes du CNRS en matière d’acoustique et de modélisation du patrimoine par le biais de sculptures poétiques et engagées.

Le projet Bruit Originaire est soutenu par le service archéologique de la Ville de Nice ; les laboratoires du CNRS : Modélisation et simulations de l’Architecture et du Patrimoine , et le Laboratoire de Mécanique Acoustique à Marseille ; l’ENSA de Limoges ; EASYCERAM ; La Forestière du Nord ; le Centre International d’Art Verrier de Meisenthal et la Ville de Versailles.

La ligne se souvient.

La sérendipité constitue le fondement de mon modus operandi, le principe même de la recherche, mêlant protocole et intuition. Les matériaux et techniques utilisés deviennent un véritable terrain de jeu autorisant des expériences et de nouveaux champs de possibles, avec tout l’inconnu que cela induit. Les gestes et savoir-faire humains me guident dans mes découvertes ; j’aime les détourner et faire faire un pas de côté à ces outils matériels ou conceptuels.

Charbon de bois, empreintes à l’encre de gravure, plâtre, verre, son, impression 3D céramique et plastique sont autant de prétextes pour aborder les questions concernant le dessin et la sculpture.